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PFE : Versailleux

Musée : Parc de la tête d’or

Maisons en bandes & parc : Rillieux

SOMMAIRE

perspectives

Architecture

projets universitaires

photorealisme

insertions

Green Sentinel : les jardins suspendus de la place Bellecour

Villa patio

Hermodore : Les Contamines

La matière sensible

Produire de l’architecture est un acte de confrontation au réel. C’est aussi un acte qui va le transformer. C’est un acte qui va transfigurer les paysages, un acte qui va modifier la vie de ceux qui vont utiliser ou parcourir les bâtiments que nous allons développer.

L’architecture déploie dans l’acte de bâtir, un rapport direct avec les corps. Un bâtiment est quelque chose que nous pouvons voir, que nous pouvons toucher. Les sons qui se produisent en son sein auront une tessiture et une harmonique spécifique. L’expérience architecturale est une expérience sensible. Pour déployer une architecture de qualité, il est par conséquent nécessaire de comprendre à minima les notions que la phénoménologie déploie dans ses constructions théoriques.

Cette discipline essaye de nous mettre face à notre expérience sensible du monde. Celle-ci est particulièrement privilégiée dans le rapport que nous pouvons entretenir avec toutes les formes d’art. L’architecture, art majeur, est de surcroît un outil particulièrement précieux et performatif pour entreprendre ce voyage entre un réel extérieur et une sensation vécue en nous-mêmes.

architecture

L’esthétique un vecteur émotionnel

Se poser la question du beau n’est pas superfétatoire. L’architecture se doit de nous donner à ressentir, à vivre. Que ce soit dans la construction neuve ou dans la rénovation, l’architecte est un facilitateur, non seulement dans le cadre des solutions techniques, mais aussi par des dispositifs à même de nous faire ressentir des émotions.

Ces outils sont la masse, celle suspendue au-dessus de nos têtes, définie par le plafond ou par la toiture. Les pleins et les vides qui créent des ouvertures, des pincements, des rythmes et des cheminements. La lumière, qui permet d’éclairer l’intérieur des bâtis, mais aussi qui nous permet d’appréhender les textures, les surfaces, des jeux de lumière, comme étant des véhicules privilégiés, ce qui peut définir une atmosphère à même de nous plonger dans un état de communion avec le bâtiment.

Un bâtiment ne doit pas seulement tenter de mettre nos sens en éveil, mais doit également nous permettre d’avoir accès à des surprises architecturales, grâce à des dispositifs qui ne limitent pas l’espace habité comme un simple dispositif technique, mais comme des lieux propices à des moments privilégiés à vivre et à partager. La beautés comme moyen d’augmenté notre présence au monde, par le biais de l’expérience sensible mobilisé dans la relation au bâtiment

architecture

Pour ce projet de végétalisation, j’ai tenté de proposer une architecture à même de ne pas dénaturer un site profondément urbain et inscrit dans une histoire pluricentenaire. Cette architecture doit être fondamentalement un moyen de défendre le vivre en ville, en acceptant l’histoire des lieux, ainsi que leurs charges symboliques et affectives. Cette architecture doit être organisée comme un dispositif optique et spatial au service de la composition urbaine globale.

La végétalisation doit par conséquent être organisée autour de motifs géométriques simples et radicaux, déjà présents sur le site. Il ne s’agit pas ici de proposer une autre lecture de la place Bellecour, mais plutôt de la compléter grâce à un projet architectonique générant ombre et fraîcheur.

La difficulté technique est de proposer une végétalisation sans pouvoir planter d’arbres. En effet, la moitié Saône de la place Bellecour est occupée par un parking souterrain. Celui-ci étant peu enterré, le radier formant le toit de celui-ci correspond à la surface de la place elle-même. La solution consiste à utiliser les murs porteurs du parking lui-même, afin de faire reposer à la verticale de ceux-ci les ombrières. Il s’agit ici de créer des ombrières à même de créer suffisamment de confort, pour pouvoir rendre cet immense espace minéral agréable, même sous des températures estivales. C’est ce qui détermine la création d’ombrières végétalisées, la végétation générant de l’ombre et de l’humidité, sans dispositif technique complexe et fragile, le tout de façon résiliente et pérenne.

Le dispositif architectural ainsi déployé doit respecter l’échelle du site. Les ombrières forment d’imposantes canopées végétales de 6,50 m de haut pour 8,50 m de diamètre. Elles sont de forme carrée afin de ne pas proposer une imitation maladroite du vivant, mais plutôt de rester dans une modélisation respectueuse de cette pensée rationnelle, ayant donné la forme que nous connaissons à la place Bellecour. La hauteur confortable de ces jardins suspendus permet au regard d’embrasser l’intégralité du site. Le dispositif permet par conséquent de ne pas dénaturer les qualités optiques et spatiales de cet endroit prestigieux. Enfin, le dispositif peut être agrémenté de grandes jardinières, venant se glisser entre les canopées, afin de proposer une végétalisation au niveau du sol et ainsi définir une véritable promenade architecturale.

La matérialité des canopées végétales se doit également de respecter le site. Le socle et la base du tronc sont constitués des mêmes pierres employées pour la construction des immeubles cernant la place, c’est-à-dire des pierres de Lucenay, appelées également calcaire à gryphées. La partie supérieure du tronc dispose de bacs en inox, qui dans leur matérialité même propose une lisibilité de la réalité structurelle de l’ouvrage. Celui-ci est en effet creux et organisé sur une structure en inox. Ce type de construction légère et solide permet de déployer dans sa base une réserve d’eau et dans son tronc une verticalisation du sol. Le sommet est organisé autour des structures porteuses en inox et des lambris en bois supportant la végétation. Ces trois types de matériaux expriment les trois axes de la pensée architectonique organisant la réalisation de ces canopées. La base est en pierre comme le site l’impose, la partie supérieure métallique donne à voir la réalité technique et contemporaine de l’ouvrage. Et enfin, la partie au sommet est au contact du végétal, donc elle reprend le bois comme lien entre le vivant et l’inerte.

Ce sol vertical permet d’employer des végétaux de type lianes telles que le chèvrefeuille, le jasmin étoilé ou encore la clématite. L’emploi de ce type de plantes permet par conséquent, d’économiser 50 % d’eau en comparaison avec la plantation d’un arbre. La croissance rapide de ces végétaux permet de recouvrir l’intégralité de la canopée sur une durée de cinq ans. Alors qu’il en faudrait plus de 30 à un arbre pour atteindre une telle surface.

La présence du parking souterrain rendait impossible la création d’un dispositif de type coulée verte ou encore la transformation en parc d’agrément. Cette problématique a paradoxalement permis de protéger le site comme place urbaine et ainsi a permis de ne pas le dénaturer en voulant le transformer en jardin. Cet espace nu, de couleur rouge orangé donne la caractéristique la plus reconnaissable de la place Bellecour. Le dispositif de végétalisation, organisé autour des canopées, permet de déployer des jardins suspendus, à même de créer de nouveaux usages pour cette place iconique.

Maitre d’ouvrage: Green Sentinel

Mission: Esquisse, proposition pour un fabricant d’aménagement urbain, portant sur la végétalisation et le confort d’été d’un espace public fortement minéralisé.

Programme: Aménagement place publique

Localisation: LYON

Année : 2026

Green Sentinel : les jardins suspendus de la place bellecour

Réalisé pour des particuliers, le programme était l’élaboration d’une maison individuelle de plain-pied dont la taille maximum ne devait pas excéder 160 mètres carrés et devait disposer d’une piscine. Le site étant intégralement cerné par les murs, les garages, les haies des habitations alentour, le concept de maison patio s’est détaché de lui-même. En effet, cerner l’intégralité du bâti par un mur d’au moins deux mètres permettait de délimiter les lignes de vue et de créer un espace protégé, clos, ayant pour cœur un patio végétalisé.

Intégré, cet espace permet de créer un îlot de fraîcheur et crée un dispositif visuel. Pour ce projet, j’ai déployé deux versions, une orientée plein sud, l’autre orientée plein ouest. La présence d’importants débords de toiture permet de limiter l’ensoleillement en été afin de garder un confort thermique optimum.

Les deux projets partagent un patio végétalisé, mais sont organisés différemment quant à leur orientation. Les limitations du PLU imposaient que la construction en limite de propriété ne pouvait pas excéder huit mètres de long sur chaque face du terrain. Les deux projets sont le résultat de compromis.

La caractéristique du terrain impose d’orienter le projet soit sur un confort d’été optimum ou une facilité de chauffage l’hiver. Il n’est malheureusement pas possible de réaliser un projet ayant un confort optimum simultanément pour ces deux saisons.

Le premier projet est principalement orienté à l’ouest et dispose d’importants débords de toiture formant des terrasses ombragées. L’orientation impose ces dispositifs, car, dans le cadre de l’augmentation des températures, il sera nécessaire de protéger les façades orientées sud-ouest. Le patio est positionné au sud du bâtiment, le séparant en deux parties. Les deux chambres attenantes disposent de fenêtres permettant de créer un courant d’air afin d’évacuer les surplus de chaleur. Ce projet orienté ouest a été optimisé afin d’être plus confortable en été

Architecture

Maitre d’ouvrage: particulier

Mission: Esquisse avec une études de variantes pour des particuliers, explorant les conséquences de l’orientation, de l’organisation autour d’un patio et des dispositifs de protection solaire.

Programme: maison individuelle

Localisation: St jean de niost (01)

Année : 2025

Surface : 148.4

Villa patio

Le deuxième projet est orienté plein sud. La partie nuit est séparée de la partie jour par le patio vitré permettant de créer un espace végétalisé au cœur même du bâti. Un débord de toiture important est déployé, orienté au sud afin d’améliorer le confort thermique en été.

Ces débords de toiture sont dimensionnés afin d’empêcher le soleil jusqu’à 14 heures au mois d’août de rentrer à l’intérieur de l’habitat. Ce projet étant particulièrement favorable au soleil d’hiver, il sera plus confortable pendant ces périodes hivernales.

Maitre d’ouvrage: particulier

Mission: Esquisse avec une études de variantes pour des particuliers, explorant les conséquences de l’orientation, de l’organisation autour d’un patio et des dispositifs de protection solaire.

Programme: maison individuelle

Localisation: St jean de niost (01)

Année : 2025

Surface : 160.7

HERMODORE : LES CONTAMINES

pROJET 3 CHALETS

pROJET 2 CHALETS

Réalisé pour le compte du promoteur Hermodore. Le projet s’inscrit dans un programme de réalisation de chalets situés sur la commune des Contamines, en Haute-Savoie. La première partie du projet ayant déjà été réalisée sous la forme de trois chalets, en partie mitoyens. La parcelle restante devait pouvoir en accueillir trois autres.

J’ai proposé au promoteur une variante du programme afin que nous puissions réfléchir ensemble sur un positionnement plus qualitatif dans le cadre de la réalisation de deux chalets de taille plus importante.

Les contraintes réglementaires étant strictes sur cette commune, j’aiproposé tout d’abord une série de trois chalets séparés reprenant les caractéristiques des réalisations plus anciennes bordant le site.

Dans un deuxième temps, j’ai réalisé l’esquisse pour les deux grands chalets, tout en gardant une continuité stylistique à même de satisfaire aux exigences du client.

Maitre d’ouvrage: Hermodore

Mission: études d’esquisse, comprenant une proposition d’évolution du programme et le développement de variantes architecturales.

Programme: maison individuelle (chalet)

Localisation: Les Contamines (74)

Année: 2024

architecture

projets universitaires

projets universitaires

versailleux

Réalisé pour mon projet de fin d’études de Master 2 d’architecture, ce projet tend à rassembler plusieurs démarches dans un seul et même bâtiment. Tout d’abord, le formalisme de celui-ci est inspiré de l’aile du héron, ce qui me permet de déployer un motif architectonique en accord avec son principe biosourcé et son environnement naturel. Comme le bâtiment prend place dans le territoire des Dombes, la jonction doit se faire entre cette forme organique et des principes techniques et organisationnels, déployés par l’architecture vernaculaire, qui dans ce cas précis est la longère bressane, c’est-à-dire un bâtiment longiligne, construit en pisé, avec un simple toit à deux pans. La forme générale du bâtiment étant curviligne, on ne retrouve toutefois pas l’aspect rectiligne de l’inspiration originale.

La charpente et le toit sont construits en bambou. Les méthodes constructives sont empruntées à des techniques de construction traditionnelle chinoise et indonésienne. Cette matérialité est un des points forts du projet, car celui-ci intègre en son sein, un laboratoire de recherche afin d’évaluer la faisabilité d’une filière bambou dans le territoire humide des Dombes.

L’autre point organisant ce bâtiment est son organisation multimodale. En effet, le programme est divisé en trois parties : tout d’abord l’espace public organisé autour du laboratoire de recherche sur le bambou ; ensuite l’espace commun permettant aux habitants du village d’avoir accès à une salle de conférence et de réunion, et à un open space permettant un libre accès aux personnes voulant soit travailler, soit organiser des activités ; et enfin la troisième et dernière partie est une partie d’activité commerciale que j’ai nommée espace privé, car il s’agit de lieux à but lucratif organisés autour de plusieurs commerces et d’un centre médical.

Ce bâtiment permet donc de doter la commune de plusieurs dispositifs : commercial, public et commun, le tout dans un seul et même bâtiment dans le centre du village. Celui-ci se déploie comme une proposition architectonique synthétique entre un mode de construction du gros œuvre, organisé autour de dalles en béton fibre très moderne, sur lesquels prennent place des murs en pisé, à l’instar des réalisations vernaculaires, eux-mêmes recouverts par une toiture de bambou, dont la matérialité et l’usage ne sont pas encore usités en Europe ; et le tout recouvert par des tuiles en tavaillon, étant un mode constructif généralisé dans le monde entier, que ce soit dans des réalisations vernaculaires ou plus modernes.

Ce projet réalisé dans le cadre de ma 3ème année de Licence avait pour but la réhabilitation du site du chalet du parc, situé en plein cœur du parc de la Tête-d’Or à Lyon. Le bâtiment était à l’abandon depuis déjà quelques années. Il s’agissait d’un ouvrage contemporain datant des années 60. Il s’agissait ici, soit de transformer, soit de remplacer. J’ai décidé de faire table rase du projet en béton armé, afin de proposer une matérialité organisée autour du pisé, plus à même de déployer une relation sensible entre le parc et le bâtiment.

Le programme que j’ai créé pour celui-ci s’organise autour d’un musée de l’histoire de la technologie. Le site est profondément remanié. Ainsi, le lac du parc arrive au pied du projet, permettant de jouer entre la surface réfléchissante de l’eau, la matérialité brute des murs de terre. Le tout est souligné par une grande toiture de verre suspendue, afin de répéter le jeu de reflets entre l’étendue d’eau et la toiture.

L’épaisse structure se trouve de ce fait, cernée par des effets de reflets et de transparence. Le motif déployé par le bâtiment s’articule autour de deux grands murs de pisé parallèles et légèrement en quinconce. Ces murs habités rassemblent tous les dispositifs du programme, et entre les deux se trouvent les salles d’exposition.

Parc de la tête d'or

projets universitaires

Ce projet réalisé dans le cadre de ma 3ème année de Licence était divisé en deux parties. Tout d’abord, une partie aval ayant pour objectif de déployer un parc avec un chemin d’accès entre la route nationale et le plateau. Et dans un deuxième temps, réaliser des maisons en bande sur un terrain proche de la ville nouvelle de Rillieux, sur une parcelle libre partiellement boisée.

Le projet aval était organisé autour de l’aménagement d’une combe située entre le plateau de Rillieux et la route nationale. Le site est bien connu pour dissimuler de nombreuses sources, et le projet devait prendre en compte des problématiques d’écoulement des eaux, car les combes en aval de Rillieux vont concentrer une partie des eaux pluviales, qui ruissellent sur le plateau. Il était par conséquent, nécessaire de déployer un dispositif double, afin d’organiser le projet : un chemin permettant la déambulation, au milieu des bois présents sur le site ; et un aménagement hydraulique permettant aux eaux de s’écouler. Le cheminement s’organise en cinq stations qui vont découper la promenade. Ceci permet de créer un rythme dans la balade et d’organiser des étapes avec des éléments architecturaux, permettant soit de franchir l’ouvrage hydraulique, soit de créer des étapes permettant la flânerie ou la contemplation.

rillieux

projet aval

projets universitaires

projet amont

Le projet amont s’organise autour de la réalisation de maisons en bande, à proximité de la ville nouvelle de Rillieux, sur une parcelle arborée, jouxtant un parc public. J’ai déployé le dispositif architectural en trois lignes, permettant de respecter le dénivelé et les courbes de niveau. Ces trois barres horizontales sont un rappel des barres verticales, caractéristiques de l’architecture de la ville nouvelle. Celles-ci désormais couchées épousent le terrain, tout en permettant de limiter le vis-à-vis et de garder la vue sur la plaine dégagée. La barre la plus en amont est constituée exclusivement de studios. Celle en-dessous est organisée en T3. Et enfin, la plus basse et la plus proche du parc déploie une série de T5. Le cahier des charges précisait la présence d’une chaufferie, que j’ai placée sur la partie la plus haute du projet, afin de limiter les nuisances des gaz de combustion.

perspectives

Perspectiviste depuis 2009, diplômé architecte DE en 2023. Dans ma demarche : la représentation graphique n’est pas qu’un outil de promotion ou de vente. mon rôle est de faire émerger ce que mes clients veulent réellement, souvent sans encore savoir le formuler. C’est le cycle des allers-retours  proposer, observer la réaction, ajuster qui permet de cerner peu à peu leur désir, au-delà des stéréotypes de départ.

Un projet architectural commence rarement par une certitude. Le client a des images en tête, des intuitions, des choses qu’il aime sans savoir les nommer  rarement un cahier des charges clair. Mon travail consiste à transformer cette pensée encore floue en quelque chose de visible, très vite : une hypothèse, une réaction, une nouvelle hypothèse, jusqu’à ce que la décision devienne évidente. L’image n’est pas le point d’arrivée du projet,  c’est l’outil qui permet d’y arriver plus sûrement.

Il faut bien prendre en compte que la qualité de l’image est un support pour la facilité avec laquelle le client pourra décoder rapidement et facilement, tous les éléments constitutifs du projet. L’image est un langage et par conséquent il y a des non-dits et des affirmations. La seule chose qui soit réellement prohibée c’est de laisser des questions ouvertes.

insertions

photorealisme