Architecture
versailleux












































Réalisé pour mon projet de fin d’études de Master 2 d’architecture, ce projet tend à rassembler plusieurs démarches dans un seul et même bâtiment. Tout d’abord, le formalisme de celui-ci est inspiré de l’aile du héron, ce qui me permet de déployer un motif architectonique en accord avec son principe biosourcé et son environnement naturel. Comme le bâtiment prend place dans le territoire des Dombes, la jonction doit se faire entre cette forme organique et des principes techniques et organisationnels, déployés par l’architecture vernaculaire, qui dans ce cas précis est la longère bressane, c’est-à-dire un bâtiment longiligne, construit en pisé, avec un simple toit à deux pans. La forme générale du bâtiment étant curviligne, on ne retrouve toutefois pas l’aspect rectiligne de l’inspiration originale.
La charpente et le toit sont construits en bambou. Les méthodes constructives sont empruntées à des techniques de construction traditionnelle chinoise et indonésienne. Cette matérialité est un des points forts du projet, car celui-ci intègre en son sein, un laboratoire de recherche afin d’évaluer la faisabilité d’une filière bambou dans le territoire humide des Dombes.
L’autre point organisant ce bâtiment est son organisation multimodale. En effet, le programme est divisé en trois parties : tout d’abord l’espace public organisé autour du laboratoire de recherche sur le bambou ; ensuite l’espace commun permettant aux habitants du village d’avoir accès à une salle de conférence et de réunion, et à un open space permettant un libre accès aux personnes voulant soit travailler, soit organiser des activités ; et enfin la troisième et dernière partie est une partie d’activité commerciale que j’ai nommée espace privé, car il s’agit de lieux à but lucratif organisés autour de plusieurs commerces et d’un centre médical.
Ce bâtiment permet donc de doter la commune de plusieurs dispositifs : commercial, public et commun, le tout dans un seul et même bâtiment dans le centre du village. Celui-ci se déploie comme une proposition architectonique synthétique entre un mode de construction du gros œuvre, organisé autour de dalles en béton fibre très moderne, sur lesquels prennent place des murs en pisé, à l’instar des réalisations vernaculaires, eux-mêmes recouverts par une toiture de bambou, dont la matérialité et l’usage ne sont pas encore usités en Europe ; et le tout recouvert par des tuiles en tavaillon, étant un mode constructif généralisé dans le monde entier, que ce soit dans des réalisations vernaculaires ou plus modernes.
